couverture fiche projet

République démocratique du Congo

Entraide et Fraternité soutient trois partenaires (APEF, CAB et GEADES), tous actifs dans la région du Sud-Kivu. Le programme accompagne 6.150 ménages agricoles, regroupés dans 85 organisations paysannes, pour accroître leur production et accéder aux marchés et ainsi améliorer leurs revenus.

Le Comité Anti-Bwaki est devenu le Comité pour l’Autopromotion à la Base (CAB). Il a, entre autres, formé 150 jeunes, dont 86 filles, à l’entreprenariat agricole et leur a ensuite fourni du matériel (semences, outils aratoires, animaux, presses à fruits…) pour qu’ils puissent lancer leur micro-entreprise agropastorale. 11 micro-entreprises de pommes de terre, tomates, fruits… ont déjà été mises en place.

L’APEF (Association pour l’entrepreneuriat féminin) a formé 528 hommes à remettre en cause les barrières coutumières et leur comportement envers les femmes.

Elle a également fourni une décortiqueuse à riz à une coopérative composée de 93 membres, principalement des femmes, ce qui leur a permis d’obtenir un contrat auprès de la Brasserie de Bukavu pour la livraison de 180 tonnes de riz chaque année. L’APEF ainsi que le GEADES (Groupe d’études et d’actions pour le développement du Sud-Kivu) ont permis la légalisation de 11 coopératives agricoles, qui respectent toutes la parité homme-femme.

L’Afrique des grands lacs en pleine incertitude

La RD Congo a été marquée par le processus électoral qui a vu Félix Tshisekedi l’emporter au terme des élections du 30 décembre 2018. Plusieurs observateurs ont mis en doute la crédibilité des résultats mais la population congolaise a accueilli cette victoire, synonyme de départ du pouvoir de Joseph Kabila, avec espoir mais inquiétude.

Le Burundi a connu un renforcement de la dérive autocratique avec l’acceptation de la réforme de la Constitution qui donne les coudées franches au président Pierre Nkurunziza pour rester en poste jusqu’en 2034. À cela s’est ajoutée une situation d’insécurité et de restriction des libertés marquée par la décision du gouvernement de suspendre certaines activités des organisations non-gouvernementales étrangères accréditées au Burundi.


« Mon mari ne m’aidait pas au champ ni dans les activités ménagères. Selon lui, il fallait respecter notre coutume. Aujourd’hui, grâce à ce qu’il a appris dans cette formation, il a commencé à m’accompagner au champ et à m’aider à faire les travaux ménagers. Il a même fini par me demander pardon pour certains de ses actes. Je n’ai pas pu m’empêcher de pleurer. »
Francine, membre de la coopérative Coopamka
retour