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Philippines

LAHRA (Alliance des défenseurs des droits de l’homme de Lanao) a multiplié les actions afin d’aider les personnes ayant subi des violations de leurs droits à avoir accès à la justice.

Non à l’impunité

Un comité local de défense des droits humains composé de 40 personnes a notamment été mis en place grâce à LAHRA. Un véritable succès de mobilisation des communautés de base pour leurs droits. Plusieurs dizaines de personnes déplacées suite aux combats à Marawi ont déjà pu bénéficier du travail de ce comité (obtention d’une aide au relogement, à une assistance alimentaire…).

En collaboration avec le barreau des Philippines, LAHRA a soumis aux autorités judiciaires locales 125 dossiers de personnes ayant subi des violations de leurs droits humains suite aux combats à Marawi (pillage des maisons des personnes déplacées, meurtres, cas de tortures…).

Étant donné le contexte actuel, il est cependant peu probable que les cas les plus sensibles obtiennent justice. Il reste toutefois très important de documenter les différents abus afin que les crimes ne restent pas impunis, une fois le contexte devenu plus favorable.

Mindanao, le mépris des droits humains

Des milliers de personnes ont été exécutées illégalement dans le cadre de la guerre contre la drogue lancée par le président Duterte ! Ce dernier en profite pour éliminer, torturer ou menacer les acteurs qui le gênent (leaders paysans, prêtres, journalistes, avocats…).

Mindanao vit aussi sous le régime de la loi martiale suite à la guérilla urbaine entre l’armée philippine et des milices djihadistes qui a sévi durant 5 mois dans la ville de Marawi (400.000 personnes déplacées). Les civils ont subi de nombreux abus durant ces combats.


« Les camions de l’armée étaient remplis de nos sacs de récoltes, de nos meubles... Quand j’ai eu accès à ma maison, il ne restait plus rien. »
Bassam, témoignage Amnesty International suite au siège de Marawi
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