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Guatemala

Il y a 25 ans, un mouvement des jeunes de la rue basé sur l’amitié libératrice, le MOJOCA (Movimiento de los Jovenes de la Calle), naissait à Guatemala City. Il leur offre aujourd’hui un accompagnement exhaustif (formation professionnelle, suivis médical et psychologique…).

Le rêve des jeunes de la rue : être respecté

La participation des jeunes de la rue au fonctionnement de l’association constitue la clé du succès du mouvement et leur permet de se sentir reconnus, de retrouver confiance en eux, de s’exprimer, de s’organiser, de prendre des décisions et de s’engager dans la société.

L’accent a été mis sur l’accès au travail des jeunes de la rue. Le MOJOCA a notamment formé 40 apprentis en tant que pizzaiolo, boulanger-pâtissier, couturier… Les résultats sont épatants : plus de 3.000 pizzas et 30.000 pains et pâtisseries vendus, plus de 1.000 pièces d’artisanat vendues (surtout en Belgique).

Le MOJOCA a également offert une aide (groupes de soutiens mutuels notamment pour les filles de la rue, éducation à la santé, soutien scolaire, ateliers sportifs et artistiques…) à plus de 400 jeunes de la rue.

Les enfants des rues traités comme des ordures

Dans la capitale, Guatemala City, nombreux sont les jeunes provenant principalement des minorités indigènes qui se retrouvent à vivre dans la rue, victimes de la violence prégnante au sein des familles et de la pauvreté qui frappe près de 60% de la population. Ces jeunes doivent faire face aux conditions de vie difficiles de la rue mais aussi au rejet de la société. Ils sont victimes d’humiliations, d’agressions, d’arrestations arbitraires et même d’assassinats.


« Lorsqu’un garçon ou une fille qui vit dans la rue, qui n’a aucun droit, qui est considéré comme un déchet, se lève, prend la parole, s’associe avec d’autres jeunes pour changer les choses, défendre leur dignité, alors l’espoir n’est pas mort. »
Gérard Lutte, fondateur du MOJOCA
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