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Burundi

L’OAP (Organisation d’appui à l’autopromotion) a débuté un chantier colossal : la construction dans la province de Bujumbura rural d’un centre de formation sur les nouvelles techniques agricoles durables. Ce centre aura pour mission de lutter contre l’insécurité alimentaire et la sous-alimentation qui touche plus de la moitié des paysans de cette région. 556.975 personnes en bénéficieront.

L’OAP a également accompagné la légalisation de 50 coopératives et poursuivi avec succès sa sensibilisation à l’égalité entre les hommes et les femmes : 42% de femmes accompagnées font partie des organes de décision des coopératives.

Pour sa part, CEPRODILIC-ADEPE, agence de développement et de protection de l’environnement, a formé 50 paysans, dont 18 femmes, à l’utilisation d’engrais organiques. Depuis le début du programme, 97 paysans ont abandonné l’utilisation de pesticides chimiques.

Enfin, le CAM (Centre agropastoral de Mutwenzi) a organisé la formation aux techniques agroécologiques de 73 leaders paysans (dont 59 jeunes âgés de moins de 35 ans) ainsi que celle en apiculture de 28 jeunes sans terre.

Être efficace malgré les conflits

Une étude menée par les universités de l’UCLouvain et d’Anvers a abouti à une conclusion claire pour le partenaire d’Entraide et Fraternité : l’OAP fait partie des organisations locales burundaises les plus efficaces de ces dernières années.

Fondée en 1993, l’OAP a su traverser les guerres civiles, les crises politiques… tout en restant efficace grâce à une combinaison de facteurs qui constituent son identité : neutralité politique, approche participative et investissement réel et quotidien auprès des populations locales, entretien de relations transparentes avec tous les acteurs (partenaires, autorités…).

En marche vers l’émancipation des femmes

À l’est du Congo (Sud-Kivu) et au Burundi où 80% de la population vit de l’agriculture, ce sont les femmes qui labourent, plantent, récoltent et nourrissent leurs familles

Pourtant, comme dans une très large partie de l’Afrique, la tradition a placé les femmes dans une situation de fragilité et de subordination à l’homme : les femmes sont exclues de la gestion des revenus du ménage, de l’accès à l’héritage et à l’éducation et n’ont pas le droit de s’exprimer en public.

Mais, aujourd’hui, cela change. Les partenaires d’Entraide et Fraternité de ces régions - ainsi que de tous les pays du programme d’Entraide et Fraternité - sensibilisent des groupes de femmes à leurs droits et leur font prendre conscience qu’elles ont droit à une place équitable au sein de la société.

Pour autant, les hommes ne sont pas laissés de côté. Progressivement, ceux-ci prennent conscience qu’un changement de comportement vis-à-vis des femmes est indispensable pour l’amélioration du bien-être de tous.

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